Marchandiseur visuel

Les bonbons près des caisses de supermarchés, c'est lui. Les vins du mois en tête de rayon, c'est encore lui. Les présentoirs pour les promos, les vitrines des boutiques de mode, c'est toujours lui. Le marchandiseur met en scène les produits pour qu'ils soient remarqués... et achetés !

Nature du travail

Repérer les ventes trop faibles

Le marchandiseur passe au crible les relevés de vente et lit les études de marché permettant de comprendre le comportement des consommateurs. Il identifie les produits qui ont du mal à s'écouler et cerne les causes : prix trop élevé, emballage peu pratique, visibilité en rayon nulle...

Déclencher l'acte d'achat

Maîtrisant l'ensemble des techniques de présentation des articles, il cherche le décor ou l'emplacement idéal... qui déclencheront chez le client l'envie spontanée d'acheter. Lorsqu'il travaille pour une enseigne de mode ou une grande marque, à lui de concevoir des vitrines qui attirent le regard, en fonction de la saison, des tendances du moment, de l'image de la marque... Pour être efficace, il tient compte de la fréquentation des rayons et veille à optimiser la lisibilité des produits. Il peut aussi organiser des opérations de promotion ou impulser une nouvelle stratégie publicitaire.

Convaincre et mettre en place

Pour que sa stratégie réussisse, le marchandiseur doit y faire adhérer le maximum de personnes (directeur de magasin, chefs de rayon, vendeurs, etc.). Pour les convaincre du bien fondé de ses choix, il expose le contenu et les objectifs de son plan d'action. Une fois le projet validé, il participe à sa mise en place. En fonction des résultats, il peut être amené à y apporter des modifications.

Compétences requises

Le sens de l'analyse

Les capacités d'analyse du marchandiseur lui permettent d'exploiter au mieux les nombreuses informations transmises : études de marché, panels de consommateurs... Il sait également rédiger des synthèses de toutes ces données et prendre les décisions qui s'imposent.

Organisé et créatif

Devant la multiplication des produits et l'agencement qui diffère selon les magasins, le marchandiseur doit savoir s'adapter afin de répondre au mieux à la demande de ses clients. Bien sûr, en matière de présentation, il y a des recettes qui portent toujours leurs fruits. Mais il lui faut, à chaque fois, être capable de faire preuve d'imagination. C'est son point fort.

Anticiper les besoins

Pour que ses préconisations aient une chance d'être suivies, le marchandiseur cherche à connaître les habitudes et les attendes des consommateurs, qu'il s'agisse de la clientèle d'une enseigne de la grande distribution ou de celle d'une grande marque de luxe. En fonction de la période de l'année, des tendances du marché à un moment donné, il anticipe les besoins, et peut même les créer !

Salaire

Salaire du débutant

Smic.
Source : www.metiersducommerce.fr

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Une fonction incontournable

La concurrence acharnée entre les marques a permis au métier de se développer. Aujourd'hui, toute entreprise soucieuse de voir ses ventes progresser a recours à un marchandiseur. Il exerce en grandes surfaces, commerces spécialisés, entreprises industrielles, pour les grandes enseignes du secteur de la mode et du luxe... On le trouve dans le secteur alimentaire, la parapharmacie, la cosmétique, le bricolage, les jouets, etc.

Tous types de produits

Le marchandiseur est particulièrement recherché pour mettre en valeur les produits alimentaires, d'hygiène et de beauté. Mais sa capacité à faire décoller les ventes et à affirmer l'identité visuelle d'une marque est également très appréciée dans les secteurs du sport, du bricolage, de la mode et du luxe...

Vers un poste de responsable

Après quelques années d'expérience, un marchandiseur peut évoluer et devenir category manager, trade marketeur, ou s'orienter vers des postes à responsabilités : chef de rayon, chef des ventes régional, directeur des ventes...

Faconnier

Massicotage, pliage, encartage, reliure... autant d'opérations réalisées par le façonnier des industries graphiques. Dernier maillon de la chaîne graphique, il donne aux documents imprimés (livres, journaux, brochures, etc.) leur forme définitive.

Nature du travail

Donner son aspect définitif à l'imprimé

Le façonnage est la dernière étape de la réalisation d'un imprimé. Aux commandes d'une machine de finition, le façonnier rassemble les différents éléments imprimés : par exemple, les pages intérieures d'un livre (cahiers) et la couverture. Puis il réalise les opérations de finition pour en faire un document unique, finalisé et prêt à être envoyé au client.

Couper, plier et assembler

Ces opérations sont réalisées sur des machines différentes. Le façonnier peut ainsi travailler sur une massicoteuse et prendre en charge la coupe des produits imprimés en veillant au respect des dimensions préalablement définies. Sur une plieuse, il constitue des cahiers à partir des piles de feuilles. Sur une assembleuse, il assemble les cahiers entre eux par agrafage, couture ou collage, selon la reliure choisie. Polyvalent, il peut être amené à conduire une ou plusieurs de ces machines.

Programmer, contrôler

Après avoir étudié le dossier de fabrication transmis par le service impression, le façonnier procède aux réglages et à l'approvisionnement de sa machine. Il la programme, charge les documents à façonner, puis contrôle la qualité des travaux de finition. Chargé de l'entretien de la machine, il doit également être capable d'intervenir en cas de panne simple.

Compétences requises

Des qualités artistiques et techniques

Dans le cas de l'artisan relieur-doreur, le travail se fait à la main. Il doit alors avoir de grandes qualités artistiques. Mais quand le façonnier est salarié dans un service de façonnage, des compétences en électronique, mécanique et informatique lui sont également nécessaires pour programmer les machines et régler des pannes simples. Il doit de plus connaître l'ensemble de la chaîne graphique, les matériaux (papier, carton...) et les conditions de réalisation des produits finis (livres, cartes, emballages)

Précision et rigueur

Les réglages des machines se jouent parfois au centième de millimètre près, réclamant une grande minutie. Le choix des paramètres demande également beaucoup de rigueur : à chaque papier, sa colle ; à chaque support, son format, etc. La moindre erreur pourrait avoir de lourdes conséquences et entraîner des retards de livraison du produit fini au client.

Réactivité et résistance physique

Une machine qui tombe en panne, des délais très serrés... les nerfs du façonnier sont quelquefois soumis à rude épreuve. Savoir gérer le stress est donc une nécessité pour agir vite et bien. De plus, une certaine résistance physique permet de supporter les manutentions et les heures passées debout.

Salaire

Salaire du débutant

À partir du Smic.
Source : Convention collective nationale du travail du personnel des imprimeries de labeur et des industries graphiques.

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De réels débouchés

Les métiers du façonnage regroupent 26 % des effectifs salariés des industries graphiques, d'après l'Observatoire des industries graphiques. Ils ont même connu depuis 2010 une légère augmentation de leurs effectifs, contrairement à la plupart des métiers des industries graphiques. Un dynamisme qui s'explique par la volonté des entreprises de rebondir et de se diversifier afin de sortir de la crise qui les touche depuis 10 ans environ : les façonnages sophistiqués et de qualité permettent en effet d'apporter de la valeur ajoutée aux imprimés.

Un niveau de recrutement en hausse

Les salariés bénéficient donc de réels débouchés et de nombreuses possibilités d'évolution. Le niveau de recrutement s'est nettement accru depuis 25 ans et la part des non-diplômés a été divisée par 2. Aujourd'hui, les services de façonnage recherchent des personnels qualifiés et capables de conduire des machines complexes, d'un niveau bac essentiellement. Après plusieurs années d'expérience, le façonnier pourra envisager de devenir chef d'atelier ou responsable de façonnage.

Quelques bassins d'emploi

La majorité des salariés, en particulier des femmes (en grand nombre dans la profession), se concentre en région parisienne, puis en Rhône-Alpes, dans les Pays de la Loire et le Nord.

Sérigraphe

De l'affiche à la carte à puce, la sérigraphie est partout ! Cette technique d'impression permet de reproduire un motif sur différents types de supports et matériaux. Une technique artisanale dont l'industrie s'est peu à peu emparée.

Nature du travail

Imprimer des dessins

Le sérigraphe imprime des motifs de façon répétée sur différents supports. Il peut les créer lui-même, d'après les instructions d'un client (industriels, publicitaires, professionnels des arts graphiques), ou travailler directement à partir d'un fichier déjà fourni par le client. Il fabrique ensuite une image négative de ce motif qu'il reporte sur un écran sous lequel est placé le support à imprimer. L'encre est déposée sur l'écran et c'est en la faisant pénétrer à travers les parties non obturées de l'écran que le sérigraphe réalise l'impression. Les supports imprimés sont ensuite séchés et les écrans nettoyés.

Contrôler et entretenir

Le sérigraphe s'assure du bon fonctionnement des machines d'impression, en effectue l'entretien et la maintenance. Il règle les paramètres d'impression, sélectionne, dose et mélange les encres selon la teinte voulue et les supports à imprimer. Enfin, il vérifie la qualité des produits finis.

Travailler sur tous supports

La sérigraphie peut être utilisée dans la publicité, la décoration, la mode, l'aéronautique, les industries du verre, de l'automobile, etc. Le nombre de couleurs est illimité. De même, les encres peuvent être mates, brillantes, fluorescentes, etc. Enfin, les supports sont variés (papier, bois, verre, plastique, tissu...).

Compétences requises

Un artiste scientifique

Le sérigraphe doit posséder un sens de l'esthétique développé pour réaliser une impression de qualité. Il est minutieux et soigneux afin de ne pas gâcher d'encre ni de supports. Il possède également quelques notions de chimie et de mathématiques, utiles lors de l'utilisation des encres et des différents solvants.

Un oeil avisé

Certains travaux, délicats à réaliser, réclament des qualités d'observation pour percevoir les détails. Le sérigraphe doit avoir un bon coup d'oeil pour scruter les défauts d'impression, par exemple, et jauger la qualité de l'impression. Une vision correcte des couleurs est également indispensable.

Des capacités d'adaptation

Le sérigraphe doit s'adapter aux évolutions technologiques, mais il doit aussi accorder ses méthodes de travail avec les commandes et les supports : ainsi, on n'imprime pas un T-shirt comme une carte à puce. De plus, les contacts avec les clients nécessitent des qualités relationnelles. Il doit accepter leurs critiques pour mieux satisfaire leurs demandes.

Salaire

Salaire du débutant

À partir de 1400 euros brut par mois.
Source : Convention collective nationale des industries de la sérigraphie et des procédés d'impression connexes, 2012.

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Un métier d'avenir ?

Concurrencée par l'impression numérique, la sérigraphie conserve néanmoins toute son utilité dans certains secteurs industriels pour l'impression de supports comme le verre ou le métal. Ses principaux avantages : elle est plus résistante que l'offset (procédé d'impression). Le sérigraphe peut également choisir de se diversifier en proposant de l'impression numérique en complément de la sérigraphie, au lieu d'en subir la concurrence. Néanmoins, le marché de la sérigraphie reste restreint et la plupart des entreprises sont des PME.

Graphisme et textile en tête

D'après le Groupement professionnel de la sérigraphie française, les applications les plus visibles de la sérigraphie sont les applications graphiques dans la publicité (affiches, signalétique...). Suit l'impression sérigraphique sur textile.

Mobilité géographique

Les imprimeries de labeur, dont fait partie la sérigraphie, sont au nombre de 3 752 en 2010, d'après l'Observatoire des industries graphiques, pour 50 901 salariés. Un chiffre en baisse mais qui reste important au regard des effectifs totaux de la branche qui compte 67 219 salariés. Ceux-ci se concentrent en région parisienne, suivie par la région Rhône-Alpes, les Pays de la Loire et le Nord. Travailler comme sérigraphe suppose donc d'être mobile.

Maquettiste

Quel délice de se plonger dans son magazine préféré ! Ce plaisir, on le doit au maquettiste, véritable metteur en scène des textes et des titres, des images et des couleurs. Un créatif qui allie qualités artistiques et maîtrise des logiciels de PAO (publication assistée par ordinateur).

Nature du travail

Définir une ligne graphique

Le maquettiste est un créateur. En fonction des attentes d'un client, il conçoit des modèles de pages (maquettes) précisant toutes les indications techniques nécessaires : choix des polices de caractères et des couleurs utilisées, mise en valeur des titres, répartition des blancs... Ses missions s'apparentent alors à celles du graphiste.

Appliquer la ligne graphique au support

Une fois la maquette réalisée, le maquettiste organise l'ensemble des éléments qui composent la page. Il définit la forme et la place des textes et des images en veillant constamment à leur équilibre à l'intérieur du gabarit, afin d'obtenir des pages harmonieuses. Il positionne et hiérarchise les titres, « chapôs », encadrés, textes, et détermine l'emplacement des illustrations (photos, dessins, graphiques). Son objectif : attirer le regard.

Sur tous types de supports

Les maquettes réalisées par le maquettiste tiennent compte du support de communication qui peut être imprimé (magazine, livre, journal, plaquette, dépliant...) ou multimédia (site Internet, CD, DVD...). La cible entre aussi en ligne de compte : on ne traite pas une revue pour les adolescents comme un guide touristique.

Compétences requises

Créatif et technicien

Une bonne maquette est d'autant plus réussie qu'elle est imperceptible. Connaître les bases du dessin et du graphisme s'impose, mais ce n'est pas suffisant. Le métier de maquettiste exige aussi une parfaite maîtrise de l'informatique. Pratiquer les logiciels graphiques tels InDesign, Illustrator, Quark Xpress et Photoshop est indispensable. Sans oublier de se tenir au courant des évolutions technologiques.

Précis et rigoureux

La chaîne graphique n'a pas de secret pour le maquettiste, de même que la charte graphique qu'il doit respecter. Il ne laisse passer aucune faute de mise en pages, contrôlant inlassablement les moindres détails de son regard aiguisé.

Curieux et vif d'esprit

Le maquettiste doit posséder une certaine culture générale, une ouverture d'esprit et une curiosité à toute épreuve. Expositions, films, presse spécialisée, vitrines... tout est bon pour se tenir au courant et capter l'air du temps. Car, dans ce milieu, les idées circulent vite. Par ailleurs, la rapidité d'exécution et la polyvalence constituent des atouts indéniables, tout comme la concentration et l'organisation, indispensables pour manipuler les logiciels.

Salaire

Salaire du débutant

Entre 1600 et 1800 euros brut par mois.

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Salarié ou indépendant

Le maquettiste est le plus souvent salarié. Indispensable dans un journal, il est aussi très présent chez les éditeurs, dans les agences de publicité, les studios de création, les industries graphiques ou les services communication des grandes sociétés. Quand il est indépendant (free-lance), il démarche lui-même les entreprises pour proposer ses services, et doit souvent faire face à de nombreuses commandes.

Une insertion difficile

D'après l'Insee et le ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi, les industries graphiques comptent 5050 entreprises. Mais le prépresse ne représente que 17 % de l'effectif total. Pas facile donc pour les nombreux jeunes formés à la PAO de s'insérer sur le marché du travail. D'autant que la majorité des emplois est concentrée en région parisienne (21,5 %) suivie du Nord, du Centre, des Pays de la Loire et enfin de la région Rhône-Alpes.

Vers le poste de directeur artistique

Après plusieurs années d'expérience, un maquettiste peut évoluer vers la fonction de graphiste ou de DA (directeur artistique) s'il a le talent nécessaire. Il peut également s'installer à son compte et devenir free-lance.

Web designer

Le webdesigner est le créatif du numérique. À partir de la demande du client, il est capable de faire une traduction artistique globale, en lien avec le contenu du site.

Nature du travail

Réaliser un site web

Le webdesigner est chargé de réaliser les pages d'un site web et de créer tout type d'éléments graphiques (illustration, création de bannières, animations flash...).Il intervient sur la définition du cahier des charges : ergonomie du site, modes de navigation, arborescence, accès aux différentes fonctionnalités transversales, scénarisation d'animations, recherche d'identité visuelle, élaboration de la charte graphique, maquette, choix des technologies et typologie des médias.
Il est aussi responsable du design des interfaces web (e-commerce, e-marketing...), de la conception et de la réalisation de mini-sites événementiels, commerciaux, de campagnes promotionnelles, newsletters...

Capter l'internaute

Le webdesigner doit connaître et maîtriser les nombreuses possibilités et contraintes liées à l'interconnexion et l'interactivité dont le rôle est prépondérant dans le multimédia.
Capable d'utiliser ce savoir et de l'associer à son esprit créatif, il manipule et associe des textes et des images qui devront capter l'attention des visiteurs.

Compétences requises

Créatif et méthodique

Une bonne culture générale, une grande sensibilité graphique et visuelle sont nécessaires pour exercer ce métier.
Innovant et force de proposition, le webdesigner doit faire preuve d'un esprit vif et dynamique.

Organisé, autonome, diplomate

La rigueur est également indispensable pour exercer ce métier.

Capable de gérer des délais de production parfois très courts, le webdesigner doit être autonome et ouvert à la critique.
Doté d'un bon relationnel, il allie fermeté et diplomatie dans les relations avec les infographistes et les intégrateurs.

Expert en technologies

Le webdesigner maîtrise différents outils graphiques : Photoshop et Illustrator (pour travailler l'image), Flash (pour créer des animations), Dreamweaver (pour les développements HTML et CSS).
Une bonne connaissance des outils d'intégration (XML, Javascript, PHP...) lui permet de dialoguer avec les intégrateurs-développeurs ou l'équipe de production. Curieux, il effectue une veille technologique et créative permanente.

Salaire

Salaire du débutant

Autour de 2000 euros brut par mois (APEC, 2012)

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Un métier en vogue

Presque tous les secteurs, qu'ils soient publics ou privés utilisent désormais le multimédia pour communiquer, commercialiser leurs produits, échanger avec leurs partenaires ou les utilisateurs, travailler à distance, suivre leurs clients...
Ils souhaitent obtenir un site professionnel ou une refonte de leur site très rapidement.

Professionnalisme recherché

Les recruteurs du multimédia sont de plus en plus exigeants.
Accessibilité, référencement, contraintes graphiques liées à l'internet, téléchargement, mise en ligne de vidéos... autant de compétences à posséder avant de postuler.

La possibilité d'évoluer

De webdesigner junior on peut évoluer ensuite (en fonction de son expérience et de la taille de l'entreprise) comme webdesigner senior ou chef d'édition.
Ce professionnel peut alors superviser un ensemble de projets ou se spécialiser dans un domaine (flash designer, par exemple).

Illustrateur

Un bon coup de crayon et un style affirmé : tels sont les atouts de l'illustrateur qui met en images un article de presse, un conte pour enfants, un message publicitaire, un site web ou encore un jeu vidéo.

Nature du travail

Rencontrer le client

Avant de mettre en images un article de presse, une histoire ou un message publicitaire, l'illustrateur rencontre le client et identifie ses attentes. Un cahier des charges a parfois été établi, précisant le support (imprimé, audiovisuel...) qui sera utilisé, les contraintes éventuelles, la charte graphique à respecter... L'illustrateur définit également avec le client les modalités de réalisation de la commande : date de livraison, rémunération, etc.

Traduire un texte en images

Une fois les attentes du client formulées, il s'approprie le texte à illustrer, fait des recherches si nécessaire, puis réalise des esquisses ou croquis. Il crée ensuite l'univers graphique approprié en faisant jouer son imaginaire et sa sensibilité. Son objectif : attirer le regard tout en véhiculant les idées et le message du client.

Sur des supports variés

Print (affiche, livre, magazine, plaquette, marque-page, journal...), multimédia (CD-Rom, DVD, site Internet, jeu vidéo...) ou audiovisuel (spot TV, vidéo de présentation d'entreprise...) : l'illustrateur peut s'exprimer sur de nombreux supports. À lui d'adapter ses techniques à ces différents modes d'expression.

Compétences requises

Sens artistique développé

L'illustrateur est avant tout un artiste. Il doit avoir du talent, de la créativité, de l'imagination et un bon coup de crayon. Caricatural, naïf... il est souvent défini par un style qu'il nourrit chaque jour en s'imprégnant des visuels qu'il rencontre (étiquettes, affiches, emballages, publicités, etc.). Il connaît également les techniques de base du dessin, les principes de colorimétrie, de même que les logiciels graphiques.

De l'humour et de la curiosité

Les magazines remplacent souvent les photos par des illustrations. Ces dernières doivent apporter un plus : de l'humour, de l'imagination, un esprit journalistique et parfois même une opinion politique. C'est ce qui caractérise le dessinateur de presse. L'illustrateur possède ainsi une bonne culture générale et de la curiosité : il aime se rendre dans les expos, lit la presse spécialisée et se tient au courant des dernières tendances et innovations technologiques.

L'esprit d'entreprise

Dans ce métier, la personnalité est aussi importante que le talent : savoir se vendre est indispensable pour décrocher des commandes. Il ne faut pas hésiter à faire du porte-à-porte, muni de son book, pour proposer ses travaux, ou relancer les maisons d'édition et les directeurs artistiques. Un travail de longue haleine qui nécessite dynamisme et audace.

Salaire du débutant

Variable en fonction du nombre de commandes et la notoriété de l'illustrateur.

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Difficile de percer

Une étude du ministère de la Culture et de la communication de 2011 précise que près de 3400 illustrateurs sont affiliés à l'Agessa et à la Maison des artistes, les deux organismes dont dépendent les illustrateurs indépendants. Ils font ainsi partie des artistes-auteurs les plus représentés : le nombre d'illustrateurs affiliés à l'Agessa a notamment augmenté de 79 % en 15 ans. Mais, dans le même temps, leurs revenus n'ont cessé de baisser. Pour réussir à vivre de leur passion, les illustrateurs débutants doivent donc sortir du lot, se faire connaître et acquérir une réputation en animant, par exemple, un blog ou un site web. Tisser un réseau relationnel est indispensable.

Entre spécialisation et polyvalence

Pour se démarquer des autres illustrateurs, il faut être polyvalent et élargir son champ d'intervention afin de pouvoir répondre à un maximum de commandes. Ainsi, un illustrateur est aussi très souvent graphiste. Autre solution : se spécialiser dans un domaine et en devenir une référence : caricature, humour, animalier, jeunesse, 3D...

Assurer sa promotion

Les revenus d'un illustrateur indépendant variant en fonction du nombre de commandes, de sa notoriété et de ses droits d'auteur, il complétera ses revenus en participant à des expositions et à des ventes de ses créations, voire en donnant des cours, en intervenant en milieu scolaire, associatif, dans les bibliothèques...

Infographiste

ACTIVITÉ

L'infographiste est la personne qui participe à la création de différents supports (affiche, logo ou jeux vidéo). Il peut également travailler sur la réalisation de films 3D, film d'animation ou à faire des images de synthèse. C'est un élément important dans une entreprise.

L'infographiste se caractérise par sa maîtrise tant du côté informatique que du côté graphique.
Il utilise des logiciels spécifiques dits de PAO (Publication assistée par ordinateur) pour la mise en page ou la retouche de photos et d'images.

CONDITIONS DE TRAVAIL

Rattaché à un responsable artistique, il fait généralement partie d'une équipe multimédia (photographe, webmaster, programmeur, animateur 3D) avec laquelle il développe des projets variés. Ces outils de travail se composent de logiciels de traitement d'images très différents pour réaliser ces animations.
Confronté à de multiples projets, le rythme de travail du graphiste est souvent très soutenu. Dans cet environnement, il doit savoir résister au stress.

QUALITÉS REQUISES

Les qualités nécessaires pour être infographiste reposent sur des connaissances techniques et une capacité à communiquer en équipe.
Dans son métier, les compétences techniques sont essentielles (maîtrise des logiciels de photo principalement).
Il est créatif (capacité à imaginer les formes et les couleurs), réactif (s'adapte rapidement aux nouveaux logiciels sur le marché) et polyvalent (capable de travailler sur des projets de nature très variées).
Une bonne capacité d'adaptation est indispensable pour répondre au mieux à toutes sortes de commandes.

FORMATION

Il existe de multiples manières de devenir infographiste.

Un BTS communication visuelle option multimédia constitue une première étape pour accéder au métier d'infographiste. Après ce BTS, les écoles nationales supérieures d'art (Beaux-Arts) délivrent des diplômes d'un niveau bac + 5.
Il reste également des écoles privées qui offrent la possibilité d'accéder à des formations.

DÉBOUCHÉS

Plusieurs choix s'offrent à l'infographiste.
- Les sociétés multimédia (création de site web ou de jeux vidéo), sont un bon tremplin pour un infographiste.
- Les agences de communication et les sociétés de production audiovisuelle recherchent également des infographistes indépendants (freelance).

Graphiste

Affiches, logos, emballages... l'empreinte des graphistes est partout : dans la presse et dans l'édition en passant par la publicité et le design. Leur leitmotiv : créer l'image qui captera le regard et séduira le public.

Nature du travail

Traduire des idées en images :

Le graphiste commence par analyser la demande du client. Une fois l'idée dégagée, il doit l'exprimer par une image. Au-delà de l'aspect esthétique, elle doit transmettre, de façon pertinente, le message formulé par le client. S'ensuit la création de la charte graphique : choix du papier, des couleurs, des mots... L'image élaborée peut ensuite se décliner sur des supports variés : affiches, couvertures de livre...

Mettre au point un concept :

Ce professionnel de l'image intervient aux différentes étapes de la réalisation : conception et création, exécution et impression. Dans une agence de publicité importante, par exemple, l'accent est mis sur l'élaboration du concept. Cette phase se déroule sous la houlette d'un directeur artistique et en collaboration avec un rédacteur.

Attentif à la fabrication :

Dans une petite structure, il ne suffit pas de trouver une idée. Le graphiste participe au montage de la page à l'écran, à la photogravure, à la numérisation, mais aussi à l'incorporation des textes et des images, à la sélection des couleurs... Il contrôle et valide les opérations de flashage, la réalisation des films et des épreuves. Enfin, il assure le suivi de l'impression.

Compétences requises

Pro des logiciels spécialisés :

Pour trouver l'idée, esquisses et croquis sont essentiels. Le graphiste doit donc savoir dessiner et manier de nombreux codes visuels (langage des couleurs, typographie...).Ensuite, il fait appel à ses compétences techniques pour donner corps au projet. Une excellente connaissance des procédés de fabrication et d'impression et la maîtrise des logiciels spécialisés, tels Illustrator, Photoshop ou XPress, se révèlent alors indispensables.

Être curieux :

Dans ce métier, la curiosité n'est pas un vilain défaut. Courir les expositions, les salles de cinéma ou les magasins n'a rien de superflu, mais permet, au contraire, d'absorber un maximum d'informations pour pouvoir les restituer. L'ouverture d'esprit facilite l'adaptation à toutes sortes de commandes.

Aimer les contacts humains :

Mieux vaut également posséder des notions de gestion et de marketing, notamment pour les free-lances qui démarchent les entreprises. Le sens de la communication aide à dialoguer avec les clients et à défendre ses positions. D'autant qu'il faut, à chaque commande, fournir la preuve de son talent. Le monde des graphistes réclame donc à la fois de la souplesse et une forte personnalité.

Salaire

Salaire du débutant :

2050 euros brut par mois.

Intégrer le marché du travail

Un marché au ralenti :

Le marché de l'emploi donne quelques signes de faiblesse, notamment du côté de la publicité. Le développement de la PAO et la réduction des budgets poussent les entreprises à réaliser leurs travaux en interne. Les activités des agences de design restent toutefois soutenues. Le multimédia, surtout le web, crée de nouvelles opportunités.

Salarié ou indépendant :

Le graphiste peut être salarié dans une agence de publicité ou de communication, un studio de création, une maison d'édition, une entreprise de presse ou le service communication d'une entreprise. Il peut devenir artiste-auteur, affilié à la Maison des artistes, ou travailleur indépendant (free-lance).

La plupart des emplois se situent en Île-de-France, en Rhône-Alpes et dans le Nord.

Des débuts parfois difficiles :

Il faut impérativement préparer son entrée, et en particulier soigner son book (recueil de travaux personnels), qui constitue le meilleur des CV. Le free-lance est souvent un bon tremplin pour démarrer, mais beaucoup de jeunes diplômés commencent en agence comme assistants du directeur artistique, maquettistes ou roughmen (ceux qui crayonnent des esquisses).